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vendredi 20 août 2010

Trek au Pérou : freeride à Punta Union (étape 9)

trek perou punta union cordillere blanche

Tuctupampa (3900m) - Paso Punta Union (4750m) - Cachinanpampa (3700m) - Colcabamba (3300m)
Deniv +850m / -1450m
Distance : 19km
8 heures de marche

Ce matin commence un jour spécial ... Cette étape est le dernier vrai chapitre de notre parcours péruvien, puisqu'arrivés au camp ce soir, il ne restera plus qu'une grosse demie heure de marche demain pour retrouver le minibus et la civilisation. Nous nous levons donc avec un peu de mélancolie pour s'apercevoir que le ciel est gris pour la première fois de notre séjour andin, les sommets sont masqués par les nuages. A l'unisson ...

Carlos a annoncé une très longue journée, un précédent groupe ayant mis 11 heures pour ce parcours. Tenant compte de notre rythme, il nous fait partir un tout petit peu plus tôt qu'à l'habitude, à 7 heures.

Nous prenons donc la direction de Punta Union, la seconde moitié de l'ascension est un peu plus aérienne, à flanc de paroi, le chemin passant sur de grandes dalles lissées par le frottement de la glace autrefois. Punta Union est un "pas", comme on dirait chez nous, une brèche plus qu'un col, à 4750m. Dommage pour le panorama réputé, le couvercle nuageux ne s'est pas levé. Nous pouvons malgré tout admirer les glaciers, au dessus d'une lagune émeraude, si proches qu'ils nous semblent à un jet de pierre.

Il fait frisquet, et pas le temps de traîner. Nous rebroussons chemin, Carlos nous propose une variante pour le retour, par une autre vallée passant au bord de trois lacs et évitant de trop revenir sur nos pas. La contrainte est : pas de sentier tracé, il faudra passer "hors pistes". Séduit à l'idée d'emprunter des chemins de traverse, notre bande de rebelles votent pour cette option à l'unanimité.

Nous partons donc, foulant les herbes hautes, contournant un premier lac par un passage surplombant pour lequel les mains ne sont pas inutiles. Petite pause avant de partir à la recherche du deuxième lac. Outre les herbes hautes, nous traversons des zones humides où il vaut mieux bien regarder où l'on pose les godasses sous peine de les voir disparaître dans la boue. Troisième lac, descente bien pentue pour l'atteindre et déjeuner. Puis nous reprenons notre chemin parfois glissant, pleine pente sur la fin.
Durant cette équipée, plusieurs d'entre nous font quelques atterrissages sur le derrière, quelques-uns récidivant même. Nous ne sommes pas autorisés à dénoncer ceux qui sont tombés. Tout au plus pouvons nous dire que Bertrand, Inaki et Christina n'ont pas toujours été en apesanteur ... Et il y en a que ça fait marrer !

Finalement, notre itinéraire rejoint le fond de la vallée, et le sentier "officiel", qui longe un torrent pendant encore un bon bout de temps. Nous passons devant le camp où les groupes s'arrêtent habituellement pour prolonger jusqu'à un petit village : les tentes sont installées près d'une chapelle faisant également office de refuge.

100 mètres avant notre arrivée, les villageoises accompagnées de leurs enfants nous repèrent et se précipitent au milieu du camp pour y disposer leur petit commerce, boissons étalées sur des couvertures, sans nous laisser une petite seconde pour nous poser. Mais nous sommes fatigués, et leur empressement nous gêne, nous préférons tous les ignorer. Nous récupérons nos affaires et prenons possession de nos abris, tout en attendant que, de guerre lasse, les colporteuses un peu envahissantes s'en aillent, bredouilles.

Le refuge est bien équipé, nous profitons d'une vraie douche, la première depuis longtemps, retour progressif à la civilisation.

Enfin, c'est l'heure du diner, discutons du parcours du jour avant de profiter de notre dernière nuit sous tente.






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