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dimanche 8 août 2010

Trek au Pérou : premières montées et acclimatation

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1/ Premières montées, de 0 à 4500 m

LIMA (0m) HURAZ (3200m)

Dimanche, 12h30, Brenda, la correspondante locale francophone de notre voyagiste passe nous prendre. Un saut de puce en minibus, et nous voilà à la gare routière. Là, pas de queue : tout le monde passe devant tout le monde et, prévu à 13h, notre départ est finalement repoussé à 13h30.
Nous laissons Brenda perchée sur ses hauts talons pour monter dans le car.
Un type passe avec un caméscope pour ajouter nos trombines à sa collection : preuve de notre présence dans ce car, en cas de disparition corps et âmes ? Même pas sûr qu'il y ait encore des piles, dans son caméscope à deux balles …
Nous découvrons les autres membres de l'équipe des trekkeurs français : ceux qui ont l'air sympa, les grands, les petits, les plus ou moins jeunes, ceux pour lesquels il n'y a pas d'avis... Nous serons donc neuf, bonne nouvelle, ce n'est pas trop : quand notre caravane passera, les chiens n'aboieront pas trop longtemps.
Ensuite, une hôtesse nous explique que le conducteur est « profesional »... Ouf ! Elle nous sert un plateau repas, pendant que nous sortons de Lima.
La première moitié de l'itinéraire emprunte la Pan-american, sorte d'autoroute qui longe le Pacifique, le bitume semble coulé directement sur une piste taillée dans un sable gris, l'ensemble ne faisant pas très stable. Gris aussi : le ciel, l'océan, et ces entrepôts bas et longs que nous voyons partout : des élevages-usines à poulets …
Le car oblique et commence à monter vers Huaraz, la nuit tombe. L'hôtesse nous passe des dvd en espagnol sur des petites tv, l'image est au moins aussi criarde que le son. Après quelques heures, nous ne savons plus si nous luttons contre le sommeil pour regarder les films, ou si nous luttons contre les films pour trouver le sommeil … Un virage serré, et une mule imprudente échappe de peu à un destin funeste. Un peu plus loin, le car perd un de ses rétroviseurs au cours d'un croisement délicat. Le chauffeur, heureusement, est « profesional ».
Arrivée à Huraz après 8 heures de route. Carlos, notre guide pour le trek nous accueille et nous dépose à l'hôtel EITUMI. Rendez vous est fixé au lendemain 9h.
Trouver un resto, boire une bière, puis se coucher, sans savoir si nous avons sommeil, déphasés …
Dans cet hôtel, la règle est simple : pas de boules Quies, pas de dodo ! Les klaxons et autres sirènes ne s'endorment jamais au Pérou. Donc : nuit blanche.

7h30, lever, douche, puis négociation des petits déjeuners avec des serveurs 3 étoiles un peu guindés qui par dépit apportent enfin la carte pour nous expliquer le petit déj'« américan ». Le café est un concentré noir quasi pétrolier dans lequel on ajoute de l'eau chaude pour le diluer. Pas mauvais.

HURAZ, HUALON PUNTA CALLAN (4500m)

Début de l'acclimatation. Un minibus nous dépose au dessus de Huaraz, sur la Cordillère Noire, à 3800m d'altitude après avoir emprunté notre première « piste routière », défoncée, qui nous paraît hallucinante : on n'a pas encore tout vu …
Début de la marche : haut les cœurs, les montagnards sont là ! Premières photos, c'est beau en face, la Cordillère Blanche !
Peu à peu le groupe approche les 4200m, bon pas, sourire aux lèvres. Et là, LE pallier : souffle court, tout le monde en bave pour gravir les 250 derniers mètres. Ça va être comme ça tout le temps, à 4000? La marche ralentit de plus en plus : le rythme cardiaque s'emballe.
L'acclimatation, c'est comme un grand coup de pied au derrière : très violent sur le moment, comme ça, après, on a l'impression que ça va mieux, progressivement.
Enfin, l'arrivée au sommet, Punta Callan, pique-nique, et premières impressions échangées, le souffle retrouvé. Puis un nuage mal élevé se plante dans le décor de la Cordillère Blanche, il fait maintenant frais et nous redescendons rapidement jusqu'à notre navette.
Retour à Huaraz par la même piste minée, la poussière soulevée par le vent passe par toutes les fenêtres. La poussière, il y en a partout ici : elle recouvre les baraques, les poubelles éventrées jetées sur les pas de portes, les chiens qui dorment le long de la route, les chiens crevés qui ne dorment plus … Tout est gris jaune, comme la terre, les pierres et les herbes. La pauvreté prend un ton sépia comme sur une vieille photo, pourtant bien actuelle.

Retour à l'hôtel, douche, resto-poulet, bières, puis opération boules Quies.





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