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mercredi 28 janvier 2009

Eaux Vives

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Mille, et mille bouillons, l’un sur l’autre poussés,
Tombent en tournoyant, au fond de la vallée ;
Et l’on ne peut trop voir la beauté signalée,
Des torrents éternels, par les Nymphes versés.
Mille, et mille surgeons, et fiers, et courroucés,
Font voir de la colère à la beauté mêlée ;
Ils s’élancent en l’air, de leur source gelée,
Et retombent après, l’un sur l’autre entassés.
Ici, l’eau paraît verte, ici grosse d’écume,
Elle imite la neige, ou le cygne en sa plume ;
Ici comme le ciel, elle est toute d’azur :
Ici le vert, le blanc et le bleu se confondent ;
Ici les bois sont peints dans un cristal si pur ;
Ici l’onde murmure, et les rochers répondent.

Georges de Scudéry (1601-1667), sonnet 2

1 commentaires:

paysdepoesie a dit…

Le fier poisson d’azur, par Neptune poussé,
Valse tout un matin dans la mer qui s’agite ;
Et la sirène aussi, qu’à la danse il invite,
Dans l’éternel torrent par les tritons versé.

De la danse les dieux ne sont point courroucés,
Sachant que les poissons ne sont pas des ermites ;
Ils prennent leur plaisir dans la mer sans limites
Et retombent après, l’un sur l’autre entassés.

C’est de là que provient cette charmante écume,
Plus blanche que la neige ou qu’un duvet de plumes ;
Tout ça pour contenter le fier poisson d’azur.

La sirène, l’ondin, le poisson se confondent,
Baignant leur volupté dans un cristal si pur ;
Un dieu marin murmure, et les bardes répondent.

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